Portail Océan: Retrouvailles – Aira Sarmiento

Education   Jul 23, 2020 by Benjamin Aubé

Lorsqu’elle pense à ses premiers souvenirs océaniques, alors qu'elle grandissait aux Philippines, Aira Sarmiento, une graduée de Portail Océan, se rappelle d’avoir fait le grand plongeon – littéralement.

« Quand j'avais environ trois ans, mes parents m'emmenaient à l'océan. Ma mère serait à une extrémité, et mon père me jetterait à l'eau – juste comme ça », se souvient Aira en riant. « Ils me faisaient nager dans les deux sens et à chaque fois, ils reculaient un peu. »

« Et ça a marché, tu sais. J'ai appris à nager aisément de cette manière. C'était l'une de mes activités préférées. »

Aira et sa famille ont déménagé au Canada alors qu'elle était adolescente, où ils ont fini par s'installer dans la petite ville historique de Smiths Falls, en Ontario, à environ 45 minutes de route d'Ottawa. Ses liens avec l'océan sont restés avec elle – mais elle dit qu'elle sentait qu'il manquait quelque chose.

C'est en partie la raison pour laquelle elle a postulé au programme Portail Océan, auquel elle s'est jointe en tant que l'une des 40 jeunes Canadiens et Canadiennes dans la cohorte 2019.

Dans le cadre de son service local, Aira s'est connectée avec des organisations locales pour planifier et organiser des ateliers de cire d'abeille et de barils de pluie pour le public. Et cela a suffit pour ouvrir des yeux.

Expérience payante

Depuis qu'elle ait graduée du programme Portail Océan au début de 2020, Aira est passée de bénévole à employée rémunérée de la Rideau Environmental Action League (REAL). Elle a aidé avec un projet du 30e anniversaire du jardin du monarque et les jardins communautaires, mais vient récemment de se voir confier des rôles tels que contribuer à promouvoir l'organisation auprès du public plus large, aider à organiser une vente aux enchères de financement et à gérer son compte Instagram.

« Je pense que c'est pourquoi ils me font confiance pour gérer la promotion. L'année dernière, ils ne s'attendaient pas à ce que beaucoup de gens s'intéressent à l'atelier, mais il y en avait du monde, ce qui signifiait que ce que je faisais était efficace », explique-t-elle.

Aira est le genre de personne qui peut sembler calme et même réservée au début – jusqu'à ce que vous commenciez à lui parler. Puis la profondeur de sa passion, sa gentillesse et son désir de faire une différence transparaissent.

Bien qu'elle ait toujours aimé connecter avec d’autres personnes, elle dit que son expérience avec Portail Océan – en particulier les deux voyages d'apprentissage où elle a rencontré ses 39 collègues ambassadeurs sur la rive nord du lac Supérieur (juin 2019) et de nouveau à Ottawa (janvier 2020) - l'a aidé à découvrir une confiance cachée et de nouvelles perspective.

« J'ai vraiment pu grandir grâce à Portail Océan: des choses comme l'affirmation de soi et le fait de ne pas avoir peur de parler de certains problèmes », explique Aira.

« Et aussi simplement le fait de savoir qu'il y a des gens partout au Canada qui essaient de faire toutes ces choses importantes pour les océans. Je vis dans une petite ville et je n’avais pas vraiment beaucoup d’amis ou de contacts qui essaient de faire une telle différence. Ça m'a motivé à simplement essayer du mieux que je peux. »

Elle ajoute qu'elle est ravie de voir le programme Portail Océan croître à 180 participants en 2020 et de suivre leurs voyages. Ça lui rappelle de tout ce elle a tant appris de ses collègues l’an passé.

« Cela m'a en quelque sorte donné une nouvelle paire de lunettes, une nouvelle perspective. Ce sont essentiellement mes modèles, pour être honnête, car ils m’ont aidé à découvrir une nouvelle façon de voir le monde. »


Post comment

You must write a comment to post it!
Share this post